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Axel Cypel P99 : de l'art de donner le la à la Revue des Mines

Portraits

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29/06/2026

Si l’écriture n’est pas forcément le principal apprentissage d’une école d’ingénieurs, elle a le mérite de mener à (presque) tout. Dans le cas d’Axel Cypel (P99), à la vulgarisation scientifique, aux conférences et… à la Revue des Mines ! Portrait de celui qui poursuit son ancrage dans le XXIème siècle et qui compte bien en faire une parution phare.  

 

Des Mines à l’IA aux prémices de la vague)

Diplômé en 2002, Axel se lance dans la banque et prend le virage de l’IA en 2016, dès l’introduction de ces techniques en entreprise, quand le grand public n’entendrait parler que bien plus tard des OpenAI, Anthropic et autres Mistral en gestation. Il est aujourd’hui responsable de la stratégie data/IA au sein de la Direction de la stratégie de LCL.

Axel est aussi auteur et conférencier sur l’IA et à l’origine de plusieurs ouvrages de vulgarisation scientifique sur le sujet (Voyage au bout de l’IA, 2023 (Prix Roberval 2024) ; Au cœur de l’intelligence artificielle, 2020).
 

Chef d’orchestre de la Revue des Mines

Les parutions et les conférences d’Axel ne sont pas passées inaperçues auprès de certains alumni, notamment l’Equipe Formations Addendum pour laquelle il a réalisé quelques interventions dont il s’est dit le plus grand bien. C’est donc assez naturellement, lorsque l’ancien Rédacteur en Chef de la Revue a souhaité passer le relais, qu’on lui a chaudement conseillé de candidater (c’est que la Revue n’est pas du seul ressort des Mines de Paris, mais aussi des Mines de Nancy et de Saint-Etienne).

Depuis janvier 2025, Axel est donc le nouveau Rédacteur en Chef de la Revue. Il supervise ainsi les contenus et leur qualité, donne la ligne éditoriale et préside les Comités de Rédaction afin que la belle centaine de pages qui composent la revue voie le jour tous les trimestres et soit envoyée à ses quelque 2 500 abonnés.

Axel dirige cette petite équipe d’une dizaine de bénévoles fortement investis (+ un prestataire) et d’autant plus actifs qu’ils prennent plaisir à se retrouver lors des réunions de rédaction mensuelles. Parce que travailler avec des bénévoles, c’est aussi faire en sorte que les gens qui s’investissent y trouvent leur intérêt.

L’arrivée d’Axel coïncidait avec l’aboutissement d’un projet débuté 18 mois auparavant pour proposer une version en ligne du trimestriel en plus de la publication papier. Aujourd’hui, il aimerait exploiter le canal digital dans toutes ses dimensions : un chantier d’envergure pour les années qui viennent. La question d’une présence en kiosque se pose aussi : à date, si les ventes à l’unité et les abonnements hors alumni sont réelles, cela reste un épiphénomène qui ne demande qu’à se développer. 

 

Des objectifs à long terme

Sur les réalisations, Axel garde la tête froide : d’un côté il y a les ambitions pour la Revue, de l’autre, un étonnement sur sa diffusion qu’il trouve trop faible (mais c’est une constante parmi les écrivains !). Comme il le dit lui-même, étant donné le nombre d’alumni du réseau des trois écoles, multiplier le lectorat ne serait-ce que par deux ne devrait pas être compliqué. Pour ce faire, son objectif est double : tout d’abord conquérir de nouveaux abonnés parmi les jeunes promotions, et aussi aller chercher de nouveaux lecteurs hors les murs de l’école. La Revue des Mines est déjà une parution sérieuse, elle a le potentiel de devenir une Revue de référence, et pas seulement au sein des alumni.

 

Donner et recevoir

En se retrouvant de l’autre côté de la table (d’édition) – du fait d’organiser et de sélectionner les publications sans les écrire –, Axel continue d’apprendre sur ce milieu et ses contraintes. Cela lui permet aussi de développer le réseau en accédant à des personnes avec lesquelles il n’aurait pas forcément eu l’opportunité d’échanger avant. Par exemple, pour la rubrique « Le Grand Entretien », il réalise parfois des interviews de têtes d’affiches (la Revue a pu publier des anciens ministres, la Présidente de l’Académie des sciences, des patrons du CAC40…).


« Etre bénévole, c’est bien sûr faire don de soi, de son temps, contribuer au réseau… C’est le propre des Mines que d’avoir réussi à conserver un vrai réseau d’anciens, alors faire les choses bien et contribuer à sa pérennité est un minimum. ».


Faire rentrer du sang neuf 

De nouveaux bénévoles prêts à s’investir seront toujours les bienvenus pour mener à bien toutes les actions auxquelles Axel a pensé sur le long terme pour la Revue :

 

« Qui dit « bénévolat » dit « pas de rétribution pécuniaire », mais l’intérêt d’une tâche ne s’y limite heureusement pas : si vous avez l’envie, si cela vous intéresse, si rencontrer du monde vous anime, n’hésitez pas ! » 

 

Ce long terme, il l’envisage sereinement tant que son agenda sera compatible avec. Etre rédacteur en chef de la Revue des Mines est pour le moins chronophage et ne lui permet pas, pour l’instant, de s’intéresser à d’autres missions au sein de MPA. Mais y ayant pris goût, une fois qu’il sera descendu de charge, il s’y intéressera sûrement.
 

 

 

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