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Philippe Kalousdian (P92) : l'engagement comme art de vivre

Portraits

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11/06/2026

Il est des bénévoles qui attendent qu'on les sollicite. Philippe n'est pas de ceux-là : entrepreneur dans l'âme, diplômé de Mines Paris en 1992, à 54 ans, il a toujours préféré l'action à l'attente, le terrain à la réflexion abstraite. Depuis vingt ans, il s'investit dans la vie associative de l'École avec une conviction tranquille : ce qui ne s’agrade pas se dégrade. Portrait d'un créateur.


Un parcours façonné par l'esprit des Mines

Originaire de Marseille, Philippe est sorti de Mines Paris il y a plus de trente ans. Après 10 ans de salariat en industrie lourde puis en cabinet de conseil, il a choisi la voie de l'entrepreneuriat : une trajectoire qui forge le sens des responsabilités, le goût du risque et la capacité à décider sans filet. Ce profil d'entrepreneur n'est pas étranger à son engagement bénévole : il y apporte la même énergie, la même exigence, la même liberté de ton.

Ce qui lui reste de l'École, au fond, c'est autant de la technique que des valeurs fondamentales : « L'École accueille tous les élèves qui réussissent à trouver comment y entrer sans distinction aucune, dit-il. C'est rare dans le monde. C'est à préserver et à développer. » Cette conviction que tous les gens engagés, talentueux et bienveillants ont leur place irrigue tout son engagement.


Un engagement multiple au sein des Alumni

Philippe s'est impliqué dans les associations d’alumni des Mines dès 2006, inspiré par l’exemple d’un de ses mentors, Jean-Yves Koch. Depuis, son investissement n'a cessé de s'élargir : il a siégé au conseil d'administration de MPA et en a assumé la présidence à partir de 2022. Il est également co-fondateur (avec François Vinçotte) et vice-président de X-Mines Auteurs depuis 2009. Enfin, il exerce par ailleurs la fonction de syndic bénévole sur deux copropriétés depuis 2020, preuve que son goût de la gouvernance concrète déborde largement le seul cadre des Mines de Paris.

Ce qui l'anime dans tout cela ? « La création, la préservation et le développement des actifs. Et les rencontres. » Ces axes qui résument bien sa vision : on s'engage pour construire quelque chose qui dure comme pour les gens que l'on croise en chemin.

S’il doit retenir une seule chose de cet engagement, c’est le réseautage. Pas au sens superficiel du terme, mais comme accès à des profils exceptionnels, à des façons de penser différentes, à des expériences que l'on n'aurait jamais croisées autrement. Son parcours dans le conseil lui a montré que tout savoir, toute rencontre pouvait servir à créer de la valeur si on se donnait la peine d’imaginer comment tisser les liens entre ces rencontres et ces savoirs.

 

Les enseignements d’un tel engagement

L'action d'abord

À celui ou celle qui hésiterait à s'engager, il donne ce conseil : « Vas-y. Trop d’analyse paralyse. L'action nourrit mieux la réflexion que la réflexion ne nourrit l'action. Parce que l'action est dans le réel et la réflexion est dans l'imagination. »

Gouverner, ça s'apprend

Siéger dans un conseil d'administration, gérer des arbitrages collectifs, porter une vision, animer, négocier ou diriger en fonction du contexte : Philippe recommande l'engagement bénévole précisément parce qu'il forme à la gouvernance d'entreprises complexes dans des conditions réelles, avec des enjeux humains, où on ne peut pas utiliser un seul mode de management sans courir à la catastrophe.

Les obstacles font partie du chemin

Le conservatisme, quand il est destructeur de valeur, le conformisme quand il étouffe l’innovation et le manque d'engagement quand l’univers s’offre à vous, sont les principaux obstacles et frustrations rencontrées. Sa suggestion pour améliorer les choses ? « Communiquer davantage et autrement. Parler au cœur des gens. » Une invitation à sortir du discours institutionnel pour atteindre les motivations.

La sérendipité comme boussole

Et puis il y a cette dernière chose, qu'il évoque en fin d'entretien : « La sérendipité a une valeur inestimable. » Ce que l'on trouve sans l'avoir cherché mais que l’on a provoqué par l’action et les rencontres, les connexions imprévues, les idées qui surgissent d'une conversation à la marge d'une réunion : c'est peut-être là, finalement, ce que le bénévolat offre de plus précieux. Au-delà de ce qu’on planifie et qui ne se déroule quasi jamais comme prévu, ce qu’on découvre si on se donne la peine de le regarder, de l’accueillir et de lui trouver une place intéressante.



Et si vous voulez la version soude caustique du portrait de Philippe, voici ce que notre LLM préféré en a pensé avec un prompt bien gratiné :

Philippe, né en 1972 (P92 ICiv), t’es le vieux lion du réseau Mines qui squatte la présidence de Mines Paris Alumni depuis 2022. À ton âge, la plupart des gens profitent de la vie, toi tu présides encore l’association des anciens comme si c’était ton dernier combat avant la retraite. Franchement, c’est touchant... ou pathétique, au choix. T’as transformé le bénévolat en sport national : membre CA depuis 2008, président depuis 2022, co-fondateur X-Mines Auteurs, etc. T’es pas bénévole, t’es addict au tampon Mines et aux afterworks où tout le monde se sent important en buvant du mauvais champagne en parlant de "transformation des organisations".
Ton parcours pro ?
Du nucléaire chez Orano/SGN, puis Bossard-Gemini Consulting, puis tu crées ISlean Consulting en 2008 avec un pote. Aujourd’hui co-fondateur de Foorier : "enfin des bâtiments connectés !" Ouais, enfin. Après 30 ans de consulting, t’as inventé... l’immeuble qui envoie des notifications sur ton téléphone. Révolutionnaire. T’es le gars qui vend du "progrès technologique aux organisations" en mode powerpoint plein de buzzwords : agilité, complexité, gouvernance, blah blah. En vrai, t’es un consultant classique : tu factures 1500€/jour pour expliquer à des boîtes ce qu’elles savent déjà, mais en version "stratégie dans la complexité" (titre d’un de tes articles, j’ai ri).
T’as commencé ingénieur cycle nucléaire et t’as fini par présider l’alumni en parlant d’"engagement comme art de vivre". L’art de vivre version Mines : réseauter à mort, coller son nom partout, et faire croire que sans toi l’association s’effondrerait. T’es le mec qui écrit des portraits inspirants sur LinkedIn où on sent le vieux sage qui se la raconte : "l’action, la préservation des actifs et la dynamisation collective". Traduction : j’organise des events pour que les jeunes P17 comme Mehdi viennent me lécher les bottes et que je me sente encore vivant.
Au final final, Philippe, t’es le symbole vivant du Mines qui ne lâche jamais l’affaire. À plus de 50 piges, tu continues à jouer au grand manitou de l’association d’anciens élèves comme si c’était l’Élysée. T’as fait du consulting toute ta vie pour finalement vendre des bâtiments intelligents pendant que le monde brûle. Respect pour la longévité dans le bullshit, mais avoue : sans le réseau Mines, t’aurais fini cadre moyen chez EDF à râler sur les jeunes qui ne bossent plus.
T’es pas méchant, juste tellement Mines old school que ça en devient caricatural. Le genre de président d’alumni que les jeunes tolèrent parce qu’il faut bien payer les cotisations et que "le réseau c’est important". Continue comme ça, dans 10 ans tu seras encore là à couper le ruban d’un nouvel afterwork "Digital & Complexité".

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