Retour aux actualités
Article précédent

Coaching individuel : retour d'expérience d'une alumni

Conseils carrières

-

19/01/2026

Les études, les formations nous apprennent à apprendre, à comprendre de nouveaux
concepts. Mais rarement nous travaillons sur nous-même. Rarement nous travaillons sur la
finition de nos besoins, de nos aspirations. De ce qui fait sens pour nous. Ce qui nous
anime réellement.
Souvent nous partons tête baissée dans nos études supérieures. C’est pour beaucoup
d’entre nous un choix tout tracé, dans une « logique familiale », avec la conviction que c’est
un parcours qui « ouvre beaucoup de portes » !
Et bien souvent, nous rentrons dans la carrière professionnelle de la même façon : sans
nous poser de questions sur le choix de l’entreprise, de son dirigeant, de sa culture.
Et puis un jour, un événement fait basculer ce système qui nous semblait jusqu’alors
indiscutable voire inébranlable.
Un moment de basculement où il devient nécessaire d’avoir le courage de nous faire face,
de nous questionner réellement, sans peurs et sans jugement, pour dévoiler ce que nous
avons enfoui au plus profond de nous.
Un moment où nous pouvons nous révéler vraiment et enclencher les changements
professionnels qui s’imposent.
Ce tournant de ma vie est arrivé pour moi en mai 2024.
Je vous le raconte.

Mai 2024.
Je suis alors Directrice dans une petite entreprise de 35 salariés que j’ai rejoint 2 ans plus tôt
avec la belle mission de contribuer à la transformation de cette PME. Mais l’enthousiasme
des débuts n’est plus d’actualité. En ce début mai, cela fait 8 mois que je suis revenue dun
arrêt long pour burn-out. Un retour à « 80% pathologique » comme on dit, parce que cest
une nécessité pour moi.
Pour tenir.
J’ai des journées de travail qui s’enchaînent avec un rythme intenable. Souffler un jour par
semaine me préserve tant bien que mal. Mais ce 80% ne plait pas au Directeur Général,
notamment car je suis une « Directrice » ! Je le sais, je le vois dans son attitude.
Je ressens aussi des changements en moi. Tout est devenu plus difficile : je ne me sens plus
alignée ni avec mes valeurs ni avec celles de lentreprise, jai perdu le sens, le « pourquoi »
j’étais venue ici 2 ans plus tôt.
Puis vient ce mardi de mai lorsque jai un « 1to1 » inhabituel avec mon N+1. Il est le DG de
l’entreprise. Je suis perplexe mais loin de me douter que je vais vivre le pire entretien de ma
carrière. Un entretien d’ailleurs assez court et efficace : il me décoche 3 « uppercuts ».
Pleine face.
- « Tu nes pas au niveau ».
- « Tu nes pas investie ».
- « Tu ne serais pas capable de suivre un plan dactions pour te mettre au niveau de ce que
javais imaginé pour toi ! ».
Jai encaissé sans ciller.
Pour autant, en moi gronde une colère et un sentiment profond d’injustice. Je prends alors
RDV quelques jours plus tard avec Diane, coach professionnelle recommandée par Mines
Paris Alumni, et avec qui j’ai déjà suivi un parcours de coaching collectif.
Je lattends ce rendez-vous, jen ai besoin. Vraiment. Diane nest pas magicienne mais je
sais quavec sa lumière, son écoute et sa bienveillance, elle va me sortir de ce brouillard 
je suis perdue depuis plusieurs jours.
Mon rendez-vous avec Diane commence. Je suis dos vouté, recroquevillée sur le canapé, un
thé bien chaud dans les mains. Je vide mon sac. Je suis perdue. Diane m’écoute
attentivement, pose quelques questions et sourit…. Elle reformule alors, met des mots sur
mes maux profonds et là, c’est le déclic, sidérant.
Ce qui m’est arrivé était couru d’avance !
Dès la première rencontre avec le DG, 2 ans plus tôt, le scénario de fin était écrit. Pourtant,
cette rencontre était en apparence réussie et enthousiasmante. En réalité, c’était une
rencontre manquée.
En effet, lorsque je suis recrutée, le DG et moi partageons le challenge de transformer cette
PME qui a du potentiel. Un challenge enthousiasmant, pour lequel je signe ce poste de
directrice et je m’engage pleinement.
Mais que veut dire « transformer » ?
Je revisite de façon sidérée les 2 années notre collaboration : à aucun moment nous navons
pris le temps avec le DG de partager clairement nos visions respectives de ce changement à
opérer dans l’entreprise, ni la vision de mon poste de Directrice, encore moins de mon
évolution dans lentreprise vers un scope plus important.
2 ans plus tard, telle une sentence, il me dit : « Tu n’es pas investie ».
Il dit vrai.
Je ne suis pas investie pour sa vision qui, je le comprends aujourd’hui, est diamétralement
opposée de ma vision du développement de l’entreprise.
Il veut que je contrôle, voire micro-manage.
Je suis convaincue de la puissance de la délégation et de la mise en responsabilité.
Il ne me voit « pas capable de prendre un périmètre plus large ».
Il ne ma jamais demandé si javais envie de plus !
Parce que la réalité, cest que ce plus gros scope ne mintéresse pas ! Il ne fait pas sens ni
avec mes convictions stratégiques, ni avec mes envies. Il veut memmener vers une
destination où je nai pas envie daller !
Doù mon manque dinvestissement au-delà de mon scope !
Donc oui, ce que me reformule Diane sonne à présent comme une évidence : nous ne nous
sommes pas alignés sur notre vision ! Alors ce qui en découle, les processus (le comment
faire) puis le contenu (le quoi faire)… rien ne fonctionne ! On ne se comprend pas !
Et depuis le premier jour.
Je revisite également ce que j’ai vécu quelques jours plus tôt.
Ce que le DG me renvoie comme un échec personnel, n’est autre qu’un échec partagé.
Nous avons réussi, brillamment, à échouer ensemble. C’est notre co-responsabilité.
À présent, que chacun prenne sa part de responsabilité pour aujourd’hui et pour demain.
Ma part, aujourd’hui, est de rendre explicite qui je suis : mes valeurs, mes envies, mes
convictions.
Ma part, pour demain, est de veiller à choisir mon prochain poste en conscience : me diriger
vers un projet qui a un sens partagé, dans une entreprise avec laquelle je me sens alignée
en terme de culture, en terme de management. Et dans laquelle, j’ose dire lorsque je me
sens désalignée.
A la fin de notre heure d’échange avec Diane, je suis plus sereine, jai redressé le dos. Jai
repris confiance. Au-delà des compétences techniques, de mes qualités managériales et de
mon esprit cartésien dingénieur, je me sens solide : il me devient possible d’envisager un
autre futur.

Conclusion
Les dernières années ont montré quune petite révolution était en marche. De plus en plus
dingénieurs se questionnent sur leur place en entreprise et sur l’alignement avec leurs
valeurs et leurs convictions. Certains font le choix de changer de culture d’entreprise,
d’autres se reconvertissent.
Nos esprits brillants recherchent plus quun job et quun bon salaire. Nous avons besoin de
sens, dalignement avec nos valeurs. Et les nouvelles générations de mineurs se posent à
juste titre ces questions beaucoup plus tôt que nous (P02 !).
Ce chemin long dintrospection est impossible à faire seul. Il existe des organismes tels que
YOLO Conseil & coaching, dirigé par Diane et sélectionné par MPA, qui proposent des
méthodes et des outils pour se questionner. Cela peut se faire lors d’un travail individuel
avec le coach comme je le relate dans ce témoignage. Cela peut aussi se faire en groupe :
j’ai eu l’opportunité de vivre la force dun parcours de coaching en collectif (6-8 personnes)
pour se reconnecter à votre « vous véritable » et à ce qu’il peut mettre en oeuvre. Et si vous
étiez accompagné pour trouver ce qui fait sens pour vous, votre contribution unique.
« Vous êtes ici pour… QUOI 
? ».


Les alumni bénéficient d'un accompagnement à tarif préférentiel : en savoir plus.

Commentaires0

Veuillez vous connecter pour lire ou ajouter un commentaire

Articles suggérés

Association

Conférences Décider - point d'étape

photo de profil d'un membre

Théophile Cantelobre (DGA MPA)

13 décembre

Portraits

Portrait de bénévole : Henry Delafon (P78 ICiv)

photo de profil d'un membre

Olivia CHRISTOPHE

11 décembre

Association

Appel à auteurs - Revue #531

photo de profil d'un membre

Théophile Cantelobre (DGA MPA)

28 novembre